Lagunimages
1) Note
d'intention
L’atelier part du constat suivant : une grande partie de la programmation des séries télévisuelles des télévisions africaines est essentiellement fournies par des productions sud-américaines mexicaines ou brésiliennes (Exemples : Rosa Salvaje, Femmes de sable, Tour de Babel, Marimar, Catalina et Sebastiao, Luz Clarita, Terra Nostra etc.).
Et, généralement, c’est lors des passages de ces
telenovelas sur des chaînes africaines qu’il y a le meilleur audimat. Cela
est certainement dû aux sujets assez romantiques le plus souvent, qui sont
abordés dans les scénarii, sujets qui, même s’ils se ressemblent d’une série
à l’autre, arrivent à retenir l’attention des téléspectateurs et même
entraînent une véritable passion pour les plus mordus parmi eux. Evidement, au
niveau éducatif, certaines laissent beaucoup à désirer …
Ces dernières années, s’est amorcé un mouvement
encore timide d’africanisation des séries visibles sur les chaînes
africaines, principalement par le canal de CFI (Canal France International). Il
y a donc des séries africaines qui s’exportent et sont retransmises dans des
télévisions que ne sont pas celle du pays d’origine. Par exemple, une série
gabonaise : « L’Auberge du Salut », des séries burkinabé :
« Khadi Jolie », « Vis-à-vis », « A nous la vie »,
« Les jeunes branchés », « Au royaume d’Abou », des séries
ivoiriennes : « Faut pas fâcher », « Comment ça va ? »,
« Sida dans la cité », « Ah ! les femmes ».
D’autres séries, uniquement diffusées au niveau national, ont
constitué des phénomènes de société. Par exemple, la série AZIZAH, diffusée
sur l’ORTB (Office de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin) a prouvé
le carton que pourrait faire sur antenne des séries nationales, qui ne
laisseraient que des miettes d’audience aux telenovelas.
Une autre catégorie de séries à signaler sont les
séries qui n’ont pas abouti sur l’écran, tournées mais non montées,
succombant à divers obstacles. Lesquels ? Il serait intéressant de les répertorier.
Un point sur lequel il faudra nécessairement s’appesantir, ce sont les rapports des producteurs indépendants avec les télévisions. Car il s’avère de plus en plus que la probabilité la plus forte de voir exister une série télévisée africaine, est qu'elle soit produite par un indépendant et ensuite diffusée sur une télévision. L’exemple burkinabé est assez éclairant à ce sujet. Mais, il y en a d’autres au Gabon, au Sénégal, dans les pays anglophones comme le Ghana et le Nigeria… Un cas particulièrement intéressant à traiter est d’ailleurs celui qui concerne les séries africaines anglophones, provenant du Ghana ou du Nigéria, où on remarque, depuis l’accession d’Obasanjo au pouvoir, une explosion de la production audiovisuelle qui a rejailli sur l’offre de séries dans ce pays.
Les producteurs nigérians sont d’ailleurs très
intéressés de trouver un nouveau marché en faisant doubler leurs films afin
qu’ils puissent être programmés dans les télévisions d’Afrique
francophones.
En résumé, voilà comment pourrait se concevoir le programme en 3 jours de l’Atelier « Séries africaines face aux telenovelas ».
Pour finir, s'ajoutant aux autres, le témoignage de
représentants de télévisions africaines sur l’expérience de programmation
de séries télévisées sur leurs chaînes, ainsi que celui de Canal France
International, qui a une place prépondérante dans la problématique des séries
télévisées francophones, permettra de diagnostiquer les chances de ces séries
face aux telenovelas.
2) Lieu et dates
Période
: Du 28 au 30 octobre 2002.
Lieu
: Centre Culturel Chinois.
3) Séries
proposées en extraits comme base de discussion
1-
Afrique
du Sud : Yizo ! Yizo ! , de Teboho MATLATSI
2-
Bénin :
Aziza, de Romain ASSOGBA
3-
Bénin :
Binta Fulana, de Roger NAHUM et Sanni SOURAKATOU
4-
Bénin :
Taxi-Brousse, de Claude BALOGOUN
5-
Bénin /Chine
: Se marier en Afrique
6-
Burkina-Faso
: Khady Jolie, d'Idrissa OUEDRAOGO
7-
Burkina-Faso
: A nous la vie, de Dany KOUYATE
8-
Burkina-Faso
: Vis-à-vis, d'Abdoulaye DAO
9-
Congo-Kinshasa :
Série en écriture
10-
Gabon :
Auberge du Salut (L'), d'Alain OYOUE
11-
Gabon : Shanice, de Patrick BOUEME
12-
Ghana : Taxi Driver
13-
Nigeria : I love you, my daddy, de Charles NOVIA
14-
Sénégal
: Goorgoorlou, de Moussa ABSA SENE
15-
Niger : ?
16-
Monde :
Girls In the World
17-
Côte
d'Ivoire : Cache-cache
4) Thèmes à aborder
3
thèmes seront traités par jour parmi :
1-
Techniques
d'écriture de scénario
2-
Choix de
l’équipe de réalisation, planning de tournage et prises de vue
3-
Production
et financement
4-
Bartering
et retombées publicitaires
5-
Retombées
économiques sur le secteur audiovisuel
6-
Casting,
jeu d'acteur et vedettariat
7-
Impact
populaire des séries sur le débat social dans les pays concernés
8-
Séries
africaines et conflits
9-
Rapports
des producteurs indépendants avec les télévisions
10-
Les
telenovelas dans les programmations africaines
11-
La
distribution hors contexte national des séries africaines
12-
Thèmes
et genres des séries africaines
5) Invités
prévus
Afrique
du Sud : Teboho MATHLATSI
Bénin
: Romain ASSOGBA, Sanni SOURAKATOU, Zeynab, Herman BOJRENOU, Claude BALOGOUN,
François ADOUNVO et Roger NAHUM, BG Communication, Com’action.
Burkina-Faso
: Abdoulaye KOMBOUDRI, Aminata GLEZ-DIALLO, Souleman OUEDRAOGO et Idrissa
OUEDRAOGO
Congo Kinshasa : Joe TALA NGAI et
Kwami MAMBU
NZINGA
Côte
d'Ivoire : Martine DUCOULOUMIER
Gabon
: Alain OYOUE et Patrick BOUEME
Ghana : Yaw
BOAKYE
Nigeria : Charles NOVIA
Niger : Aliou OUSSEINI
Sénégal
: Moussa Absa SENE
France
: Jacques BAUDOU ou un autre représentant des Rencontres Internationales de Télévision
de Reims et Gaëlle GUINY.
6) Chaînes
de télévision et sociètés représentées
Pierrette
AMOUSSOU, directrice de la Télévision publique béninoise ORTB, Chantal GOELO,
chargée des coproductions à CFI (sous réserve), Joe TALA NGAI, directeur général
de la chaîne privée congolaise RDC Antenne A, BG Communication et
Com’Action.
7) Projet d'édition
du colloque
LAGUNIMAGES 2002 fait le pari de pouvoir concevoir,
sur la base de ces 3 jours d’atelier, un document de travail à destination
des professionnels, permettant de présenter la carte d’identité de la série
africaine, de ses qualités, de ses ambitions pour le futur, de ses défauts
majeurs, ainsi que les principaux thèmes ayant cours dans ses scénarii,
l’expérience de CFI en la matière, les projets de formation en écriture de
série télévisuelle du PADIAVA, la sensibilisation des directeurs de
programmation et de télévision africaine à la problématique de la série télévisuelle
africaine, les écueils les plus courants mis en travers de sa production et de
sa réalisation, le financement actuel et celui qui pourrait être développé,
ceci afin que les séries télévisuelles africaines ne soient plus le parent
pauvre de la programmation de nos télés.
8) Participants
En dehors des intervenants cités ci-dessus, il est loisible aux journalistes, aux professionnels de télévision, aux élèves en communication et media, aux journalistes, qu’ils soient du Bénin ou d’ailleurs, de s’inscrire auprès du festival, en demandant leur accréditation en faxant à : Festival LAGUNIMAGES 021 BP 001 Gbégamey – Cotonou – Bénin. Les places seront limitées.
ATELIER D'INITIATION DU MILIEU SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE AU DOCUMENTAIRE ET A L'IMAGE
L’édition précédente ayant été quelque peu délaissée
par les jeunes en âge de formation, il nous a semblé qu’une démarche plus
spécifique en leur direction était indispensable dans les prochaines éditions.
Cela permet aussi d’utiliser pleinement les réalisateurs présents, pour
qu’ils puissent confronter leurs œuvres aux regards des jeunes et non
seulement se confronter à ce public, mais également préparer la relève des
cinéastes africains au Bénin. Autre intérêt : le regard de ces jeunes
rendu plus exigeant, grâce aux échanges
après vision des films avec les réalisateurs invités, sera une pression supplémentaire
dont les télévisions béninoises
devront tenir compte dans leur offre de programmes, qu’on espère alors plus
créative.
Le souci de décentralisation du festival et de
recherche de nouveaux publics trouve, bien entendu, dans cet atelier une de ses
concrétisations.
6 à 7 projections de films, suivies de débats, sont
prévues d'être organisées. Les intervenants aux débats seront choisis parmi
les invités du festival et des personnes-ressources résidant au bénin.
Pour le moment, les thèmes de débats et les
intervenats répertoriés sont :
Premier thème : La ségrégation aux Etats-Unis
Avec les films :
Quatre petites filles, de Spike LEE
Un sang d'encre, de Jacques GOLDSTEIN et Blaise
NJEHOYA
WE DUBOIS, de Louis MASSIAH
Intervenants possibles : Louis MASSIAH et un représentant du Centre Culturel Américain
Deuxième thème : Les Rapports entre le Bénin et
la diaspora
Avec les films :
Le retour de la diaspora, de Peco ALLADAYE
Ouidah 92 : Les revenants, de Charles NAJMAN
La Côte des Esclaves, d'Elio SUHAMY
Intervenants possibles : Charles NAJMAN, Honorat
AGUESSY et la Famille JAH
Troisième thème : Langage de l'image au service
d'une autre image de la femme africaine
Avec les films :
Si-Guiriki, la reine-mère
Hangbé, reine oubliée
Intervenants possibles : Idrissou MORA-KPAI et Arnaud
ZOHOU
Quatrième thème : Le documentaire, comme
projection du quotidien
Avec les films :
Bon anniversaire, Radio-Tokpa, de Jean-Claude
HELLEQUIN et Frejus ANAGONOU
Un jour, une rencontre, d'Adjike ASSOUMA
Anna, l'Enchantée, de Monique MBEKA PHOBA
Intervenants possibles : Adjike ASSOUMA, Monique
PHOBA, Frejus ANAGONOU et Jean-Claude HELLEQUIN
LES INVITES (Liste non exhaustive et susceptible de modifications)
REALISATEURS ET ACTEURS
Isaach
de BANKOLE (USA) (Acteur présentant ses films Battu,
The Keeper et S’en fout la Mort) ;
Louis MASSIAH (USA) (Réalisateur présentant son film WE
DUBOIS) ;
Guy
DESLAURIERS (France) (Réalisateur présentant ses films Passage du milieu et l’Exil
de Behanzin) ;
Idrissou
MORA-KPAI (France) (Réalisateur présentant son film Si-Gueriki,
la reine-mère) ;
Arnaud
ZOHOU (France/Bénin) (Réalisateur présentant son film Hangbé,
reine oubliée)
(sous
réserve) ;
Fabineta
DIOP (Sénégal) (Réalisatrice présenatnt son film Mariage-Ménage)
;
Adjike
ASSOUMA (Togo) (Réalisatrice présentant son film Un
jour, une rencontre) ;
René
VAUTIER (France) (Réalisateur présentant son film Afriques
50).
INSTITUTIONS
Marguerite HITIER (Bureau de la coopération télévisuelle au MAE français)
Chief Tunde OLOYEDE et Albert EGBE ( Représentants de l’ITPAN)
Chantal
GOELO (CFI)
Denise
EPOTE-DURAND (TV5 Afrique)
Jean-Pierre
FARJON (Division de la Coopération audiovisuelle au MAE français)
Stanislas
MEDA (Directeur de la cinématographie au Burkina-Faso)
Noureini
TIDJANI-SERPOS (UNESCO)
LES PERSONNES-RESSOURCES BENINOISES
1.
Akala AKAMBI (Directeur de la D.Ciné) ;
2.
Jacques BEHANZIN (Secrétaire Général de la FEPACI) ;
3.
Séverin AKANDO (Président de l’ACB) ;
4.
Pierrette AMOUSSOU (Directeur TV de l’ORTB) ;
5.
François ADOUNVO (Directeur des Programmes de l’ORTB) ;
6.
Nadine LAGNIDE (Directrice Adjointe de LC2) ;
7.
Ismaël SOUMANOU (Golfe TV) ;
8.
Joseph KPOBLY (décorateur et producteur) ;
9.
Camille AMOURO (sous réserve) ;
10. Francis
ZOSSOU (journaliste ORTB) ;
11. Stéphane
TODOUME (journaliste ORTB) ;
12.
Emmanuel ADJOVI ( Agence Proximités) ;
13.
Modeste HOUNGBEDJI (cinéaste) ;
14.
Association des Consommateurs de la Presse et de l’Audiovisuel ;
15.
Les Associations de la presse : (UPJB, ODEM …) ;
16.
Association de Vidéastes ;
17.
Représentant des JAREL ;
18.
Représentant des FICECO ;
19.
Père et Mère JAH (Ambassade de la Diaspora)
20.
Jean-Luc AKPLOGAN (journaliste RFI) ;
21. Honorat
AGUESSY (philosophe) ;
22. Paulin
HOUNTONDJI (philosophe) ;
23. Guy
Ossito MIDIOHOUAN (critique littéraire et professeur universitaire) ;
24.
Félix IROKO (historien et professeur) ;
25.
Jérôme CARLOS (journaliste et directeur de la radio CAPP-FM) ;
26.
Alain GODONOU (directeur de l'Ecole du Patrimoine Africain) ;
27.
Jean PLIYA (écrivain et historien).