PROGRAMME
DU FESTIVAL LAGUNIMAGES 2002 DU 18 AU 30 OCTOBRE 2002
1.
PROGRAMME « Esclavage, Mémoire de la Diaspora » (16 FILMS)
Passage du
milieu, de
Guy DESLAURIERS (1999 – 85 mn – 35 mm). Un navire négrier quitte la côte
occidentale de l’Afrique. Celui qui raconte ce voyage, est dans la cale,
Africain anonyme parmi ses frères d’infortune. C’est celui qui voit et nous
fait voir ce que personne jusqu’alors n’avait pu raconter.
Asientos,
de François WOUKOACHE (1995 – 52 mn – 35 mm). Cent ans se sont écoulés
depuis qu’a pris fin la déportation d’Africains vers le Nouveau Monde.
Faire un film sur la traite des Noirs, c’est se confronter à l’absence
d’images, puisqu’il n’y a pas d’archives filmées, ni de témoins
vivants.
Le film est un voyage à travers
l’imaginaire, à travers la mémoire . Voyage au cœur de la douleur et
de souffrance, voyage au cœur de l’horreur. Questionner inlassablement les
lieux vides, lieux vides et remplis de mémoire.
Nantes, archéologie
de la mémoire, de Kitia TOURE (1994 – 31 mn – Beta SP). Dans le commerce
triangulaire de la triste époque esclavagiste, l’intérêt s’est souvent
porté sur les 2 pôles que sont l’Afrique et les Caraïbes. Par contre, on a
très peu parlé de la vie des Négriers blancs en Europe, des fortunes qui se
sont créées, des ports qui ont profité de ce commerce. Si Nantes a été la
ville française la plus réfractaire à l’abolition de l’esclavage, au
moment de la Révolution Française, elle est aussi la première ville européenne
qui ait accepté de jeter un regard rétrospectif sur son passé pas toujours
glorieux, à travers une exposition : « Les Anneaux de la Mémoire ».
Nom de famille,
de Maky ALSTON (USA – 1997 – 60 mn – Beta SP). Alston s’interroge :
comment se fait-il que lui, jeune américain blanc vivant dans le Sud des
Etats-Unis, porte le même nom de famille que des Américains noirs vivant dans
la même région ?
Sud,
de Chantal ACKERMAN (1999 – 70 mn – Beta SP). Ce film heurté, hétérogène,
tourné dans le Sud des Etats-Unis, est un voyage, hanté par le meurtre d’un
jeune noir, James BYRD Jr, lynché par 3 jeunes blancs.
Ce film n’est pas l’autopsie de ce meurtre, mais
plutôt comment celui-ci vient s’inscrire dans un paysage tant
mental que physique, comment le présent évoque le passé, comment
celui-ci peut, par bouffées, venir vous hanter …
Un sang
d’encre,
de Jacques GOLDSTEIN et Blaise N’DJEHOYA. Un sang d’encre, évocation du
parcours de grandes figures afro-américaines de la littérature et de l’art,
immigrées dans le partis de l’après-guerre (Richard WRIGHT, James BALDWIN et
Chester HIMES, en trio conducteur), tente une cartographie des origines.
Pourquoi et par quels chemins d’oppression, des créateurs ont-ils tenté
l’aventure parisienne (côté rive gauche) ; quels en furent les
retentissements et les prolongements outre-atlantiques ; comment se sont
rencontrées et confrontées à Paris les mouvances afro-américaines (intégrationnistes)
et africaines (séparatistes), une évocation de la revue Présence africaine,
rendant particulièrement compte des malentendus entre les deux communautés ?
Retour au Congo,
de Jacques MATHOU (2001 - 26 mn – Beta SP). Marie-France MASSEMBO est l’arrière-petite-fille
d’un des derniers congolais déportés en Guadeloupe, en 1860. 150 ans après,
elle revient au Congo, à la recherche de ses origines et de sa lointaine
famille.
Elle retrouve un pays meurtri les guerres civiles successives et oublieux de la période esclavagiste. Elle trouve aussi des femmes et des hommes qui l’accueillent comme une sœur retrouvée. Ensemble, ils entonnent les chants kikongo que les Massembo de Guadeloupe se sont transmis depuis 150 ans, pour honorer leur ancêtre et dont ils avaient perdu la signification.
Quatre petites
filles, de
Spike LEE, (USA – Beta SP). Ces quatre petites filles n’ont jamais grandi.
Elles ont été tuées par l’explosion d’une bombe, le 15 septembre 1963,
dans l’église baptiste de Birmingham (Alabama). Elles avaient entre 11 et 13
ans. En consacrant son premier documentaire à la bataille de Birmingham, qui
scella la fin de la ségrégation sudiste aux Etats-Unis, Spike Lee, le
New-Yorkais, pénètre sur un nouveau champs de bataille : le Sud.
Ouidah 92 :
Les Revenants, de Charles NAJMAN (Bénin/France – 1992 – 60 mn - Beta SP).
Le premier festival « Ouidah 92 » s’est
déroulé à Ouidah, au Bénin, en février 1993.
Il a été l’occasion d’un film unique : le
retour à Ouidah, ville sacrée du vodoun, de ses enfants dispersés par
l’esclavage en Amérique, des retrouvailles exceptionnelles et chargées d’émotion,
entre l’Afrique et sa diaspora noire, autour du vodoun, religion née au Bénin
et qui s’est perpétuée dans le Nouveau Monde.
Ce film a permis également d’aborder le sujet
tabou de l’esclavage et de la responsabilité dans la traite des grands
royaumes esclavagistes de l’ex-Dahomey, qu’étaient Abomey, Porto-Novo et
Ouidah.
Le retour de la
diaspora africaine, de Peco ALLADAYE (Bénin – 1999 – 26 mn – Beta SP).
Le documentaire, « Le retour de la diaspora
africaine » profite de l’opportunité donnée aux fils de la diaspora de
revenir dans leur continent d’origine, à l’occasion de la conférence sur
la réconciliation et le développement organisée au Bénin en 1999, pour
s’interroger sur l’expérience de ceux qui ont véritablement entrepris le
retour et se sont réinstallés en Afrique, la terre de leurs ancêtres.
An Alé, d’Irène FALL-LICHTENSTEIN
(Suisse – 1990 – 70 mn – Beta SP). La chanteuse et comédienne haïtienne, Toto
BISSAINTHE, hantée par la déportation de ses aïeux, entreprend un voyage au Sénégal,
à la quête de ses racines culturelles. Dans ce film, elle va rencontrer, au Sénégal,
des dépositaires de la mémoire : griots, conteur, peintre, musiciens.
Rencontre entre l’Afrique mythique et l’Afrique réelle à Dakar.
La côte des
esclaves,
d’Elio SUHAMY (France – 1994 – 53 mn – Beta SP). La traite des Noirs, ce
sont des millions d’hommes déportés entre le XVI ème et le XIX ème
siècle. L’image de la traite se résume généralement à des « roitelets
nègres », qui vendaient leurs frères contre de la pacotille, sans grand
souci de solidarité raciale. La réalité était plus complexe. A travers
l’exemple du Dahomey, ce documentaire s’attache à rechercher, dans le Bénin
d’aujourd’hui, les descendants de ceux qui jouèrent un rôle actif dans le
commerce négrier : forgerons pour les chaînes, guérisseurs pour la santé
des esclaves, convoyeurs, métis, rois, ministres …, toute une organisation
sociale dont le Bénin contemporain a hérité.
Le bateau
imaginaire,
de Yasmin ROSS et L. CAPELLI (51mn).
Ce documentaire suit les traces de la Black Star
Line, une aventure maritime lancée par Marcus GARVEY, leader du premier
mouvement noir du XX ème siècle.
Un coupable idéal,
de Jean-Xavier DE LESTRADE (France-USA/110 mn).
A Jacksonville, une femme est tuée d’une balle
dans la tête. Seul témoin, son mari.Un adolescent noir de 15 ans, Brenton
BUTLER, est immédiatement arrêté et formellement identifié par le mari de la
victime. Mac Guiness, l’avocat de Brenton BUTLER, se bat pour transformer le
process de l’adolescent en réquisitoire contre les methods de la police.
The two towns of Jasper,
de Marco WILLIAMS et Whitney DOW (USA)
In search of our fathers,
de Marco WILLIAMS (USA)
Little Senegal,
de Rachid BOUCHAREB (Algérie/USA – 2001 – 35 mn). Alioune, 65 ans, enfin
libéré de sa fonction de guide à la Maison des Esclaves au Sénégal, décide
de partir à la recherche de ses ancêtres en Amérique. Le voyage pointe
l’ostracisme qui a pris place entre communautés africaines et afro-américaines,
à travers une galerie de personnages très vivants.
L’Exil de Béhanzin,
de Guy DESLAURIERS (Martinique – 90 mn – 1994 – 35 mm).
En 1890, l’armée coloniale française pénètre
dans un des plus puissants royaumes d’Afrique, celui du Dahomey. Le roi
BEHANZIN règne tel un dieu sur ses sujets, selon la tradition. Vaincu, il sera
envoyé en exil sur l’île de la Martinique. Dès son arrivée dans l’île,
entouré par sa cour et ses quatre épouses, il décide de mener son dernier
combat pour son retour sur les terres africaines. Son amour pour une jeune créole
lui permettra de surmonter son déracinement.
Sankofa,
de Hailé GERIMA (USA – 125 mn – 1993 – 35 mm).
Sankofa (mot akan qui signifie « retour au passé »),
est également le nom du gardien spirituel du château de Cape Coast au Ghana, où
les négriers parquaient autrefois les esclaves avant leur départ. Cet homme répète
tous les jours la même cérémonie : il frappe sur un tambour pour ramener
sur leur terre d’origine les âmes perdues des esclaves morts en captivité.
Mona, modèle afro-américaine, se retrouve projetée
dans son passé. Elle devient Shola, esclave de la maison dans une plantation de
sucre. Elle est violée par les chefs des esclaves. Son prétendant, Shango, et
Nunu, une esclave africaine de naissance, entrent en rébellion. Pour Nunu, cela
signifie un conflit direct avec son fils, un mulâtre, qui tire parti du système,
en tant que chef des esclaves. Shola, inspirée par la détermination de Nunu et
Shango, prendra son propre destin en mains.
Bamboozled,
de Spike LEE (USA – 2000 – 135 mn).
Bambo quoi ?
Bamboozled ! Un mot plein de ‘’b’’ qui
signifie : ‘’embobiné’’. Ça se prononce comme ça s’écrit :
ben-mbouzeul ! Et le film tente de convaincre justement les noirs de ne pas
se laisser embobiner par l’homme blanc, en retraçant l’itinéraire d’un
scénariste noir-américain, le très bourgeois, très propre, très accent
oxfordien Pierre Delacroix , qui, assoiffé de réussite, se vend aux Blancs
sans penser qu’il y perd son âme.
Bamboozled est un hommage au talent des artistes
noirs exploités par Hollywood. Même si le cadrage donne mal au cœur, les
raccords mal aux yeux et la fin des cheveux, Bamboozled étonne d’intelligence
et de courage. Le clip final récapitulant la représentation des Noirs dans la
culture populaire depuis cent ans vaut à lui seul le prix de la place de cinéma.
Ame noire,
de Martine CHARTRAND (Canada – 2000 - 10 mn). Le récit que transmet une
vieille dame à son petit-fils fait défiler, sous nos yeux, une succession de
tableaux peints directement sous la caméra. L’enfant marche sur les traces de
ses ancêtres pharaons puis, à l’appel des percussions annonçant le commerce
triangulaire, il vogue d’exil en exil, des Antilles aux neiges des Amériques.
Cobra Verde, de Werner HERZOG
(Allemagne – 1987 – 111 mn – Beta SP). Francisco Manoel DA SILVA, appelé aussi Cobra Verde,
paysan brésilien vaincu par la sécheresse, débarque au Dahomey comme marchand
d’esclave. Prenant le parti de son frère contre le roi du Dahomey, il lève
une armée d’Amazones avec lesquelles il s’empare du palais royal.
Reconnaissant, le jeune successeur au trône le nomme son vice-roi. Mais plus
haut l’on monte et plus dure est la chute. Car le commerce des esclaves est
aboli et les Anglais mettent à prix la tête de Cobra Verde…
Adangaman,
de Roger GNOAN M'BALA (Côte d'Ivoire - 2000 - 90 mn - 35 mm). Golfe de Guinée.
XVIIème siécle. Toute la côte des esclaves vit dans la hantise des razzias du
tyran Adangaman, un roi esclavagiste qui vend ses prisonniers aux négriers pour
de la pacotille européenne et du rhum.. Seul un village est parvenu à échapper
aux amazones du tyran. Un soir, pourtant, le village est encerclé et incendié,
hommes et femmes sont massacrés ou emmenés en esclavage, à l'exception d'Ossei,
un jeune homme noble qui se trouvait hors de chez lui, au moment de l'attaque.
Commencent pour lui une course-poursuite effrenée et des combats incessants,
jusqu'au jour où il décide de se livrer au tyran, en échange de la libération
de sa mère. En vain.
2 .
PROGRAMME « Missionnaires d’hier et d’aujourd’hui : regards croisés»
(3 FILMS)
Missionnaires chez les blancs, de Jean-François BASTIN (Belgique – 60 mn – 1998 – Beta SP)
Un missionnaire noir en Belgique ? Voilà qui était
inimaginable il y a trente ans. Aujourd’hui, dans les paroisses du Brabant
wallon, où les vocations se font rares, il est courant que le curé vienne du
Congo. Mais, si les missionnaires blancs et barbus qui ont participé activement
à la colonisation du Congo, étaient installés là-bas ad vitam aeternam, les
Congolais, qui ont fait le chemin inverse sont plus modestes : eux se définissent
simplement comme des intérimaires … Récit d’une extraordinaire revanche de
l’histoire.
L’art de
couper un arbre, de Jan VROMMAN (Belgique – 60 mn – 1993 – Beta SP). Dans son
livre : « La grande déesse n’est pas morte. Contribution à
l’histoire des religions », André DE SMET, ancien missionnaire pour qui
son séjour en Afrique fut à la base de sa révélation, plaide pour la
revalorisation de la femme et de la sexualité, au sein de la religion et de la
société, thèse, qui, en regard des débats sur le mariage des prêtres
actuellement en cours, se révèle d’une singulière actualité..
L’Evangile
selon les Papous, de Thomas BALMES (France – 52 mn – 1999 – Beta SP).
Depuis le début du siècle, les missionnaires
d’une centaine d’églises, en compétition pour évangéliser la
Nouvelle-Guinée, bouleversent la vie sociale et religieuse des Papous.
Certaines tribus, dont les Hulis, résistent encore. D’autres, à la veille de
l’an 2000, attendent le retour du Christ et se font baptiser en masse. Thomas
BALMES révèlent les extraordinaires réinterprétations de l’Evangile, mélangées
à la diversité des croyances traditionnelles.
3 .
PROGRAMME « LA JOURNEE DES AMAZONES » (5 FILMS)
Marie Elise
GBEDO, d’
Ola BALOGOUN (Nigeria - 12 mn - 2000 - Beta SP).
Mariage-Ménage,
par Fabinéta DIOP (Sénégal – 50 mn – 2001- Beta SP). Mariage et ménage
est un documentaire dans lequel les femmes sénégalaises explorent les
relations homme-femme dans les couples et dans
leur société.
Tightrope (la
corde raide),
de Chief Tundé OLOYEDE (Nigéria – 50 mn- 2002 – Beta SP).
Il s’agit de la décision de Madame Kéléchi
ADELAJA, Directrice Commerciale de la Vital Corporation de démissionner pour
entrer en politique, et cela malgré l’avis opposé de tous spécialement de
son mari Biodun ADELAJA et de ses collègues qui pensent qu’elle a perdu la
raison. Mais elle est déterminée à entrer en politique afin de protéger et
de promouvoir les intérêts de son peuple. Cependant devant l’opposition
unanime que suscite sa décision, elle commence à avoir des doutes quant au
bien-fondé de sa décision.
Hangbé, reine
oubliée,
d'Arnaud ZOHOU (France/Bénin - 88 mn - 2002 - Beta SP).
La reine Hangbé est la soeur jumelle d'Akaba, second
roi du Dahomey (actuelle république du Bénin). La tradition orale évoque la
possibilité qu'elle ait régné seule entre 1708 et 1711, ce qui ferait d'elle
l'unique femme ayant gouverné ce pays. Toutefois, compte tenu du caractère très
masculin de la dynastie, l'histoire officielle retient dans sa généalogie
seulement 12 rois. Or, aujourd'hui encore, la Reine continue d'avoir une représentante
qui préside aux cultes annuels, supporte la charge des fétiches et règle les
problèmes au sein de la collectivité Hangbé.
Anna, l'Enchantée,
de Monique MBEKA PHOBA (Bénin - 52 mn - 2002 - Beta SP).
Le film raconte le parcours émouvant d'une jeune béninoise
de 19 ans, Anna TEKO, chanteuse depuis sa tendre enfance et devenue une vedette
nationale. Habituée à vivre dans une famille polygamique de 5 épouses et 31
enfants, elle subit un choc culturel considérable, lorsque, par le biais d'une
bourse en vue de parfaire ses connaissances musicales, elle se retrouve en
France durant 3 mois, confrontée à l'individualisme occidental. De retrour
chez elle et croyant retrouver le cocon familial, elle s'aperçoit que tous la
considèrent différemmenet et qu'elle-même, d'ailleurs, a changé.
4 .
PROGRAMME « Femmes et cheveux » (3 FILMS)
La coiffeuse de
la rue Petion, d’Isabelle BONI-CLAVERIE (Côte d’Ivoire – 23 mn – Beta SP).
« Ici, on coiffe toutes les races, à partir du moment où il y a des
cheveux sur la tête ». On a beaucoup parlé, ces derniers temps, de la
« France tout couleur ». Formule médiatique ou réalité en devenir ?
Dans le 11ème arrondissement parisien, une rue toute calme, la rue
Petion, accueille des commerces de toutes origines ethniques. Parmi ces
boutiques, un salon de coiffure d’allure kitsch, « Manhattan Coiffure »,
tenu par 2 Togolaises, Marcelline et sa mère.
Un jour, une
rencontre,
d’Adjikè ASSOUMA Rafatou (Togo – 24 mn – 2001 – Beta SP).
Face à face, deux jeunes, deux talents, la rencontre de deux mondes différents. Ils ont en commun la jeunesse, le courage, la passion et la détermination.
Aimé, le coiffeur (22 ans), l’un des plus connus
de ces quartiers de Lomé Un atelier sobre dans un cadre naturel avec pignon sur
rue.
Atteint de polio dès le bas âge, il a été
abandonné par ses parents. Seul et malgré son handicap, Aimé a une passion
pour son métier et c’est sa vie.
Lidi, la parachutiste (21 ans). Une fille douée et
courageuse. Etudiante en médecine, elle voudrait plus tard devenir médecin
sans frontière et utiliser ses talents pour voler au secours des nécessiteux.
Lidi et Aimé vont se rencontrer à l’écran.
Hot Irons, d’Andrew DOSUNMU (USA/Nigeria – 1999 – 43 mn – 16 mm). « Hot Irons » est un regard unique sur le monde de la coiffure afro-américaine, à l’image de 5 coiffeurs qui s’attèlent à prendre part à un congrès de renommée internationale pour la coiffure : « Hair Wars » (guerre de cheveux). « Hair Wars » s’est imposé comme la Mecque de la création, de l’expression et du fantastique. «Hot Irons » saisit la pression et les rituels, l’espoir et l’abattage publicitaire des stylistes, qui s'affrontent, non pas pour le prix, mais pour la reconnaissance, le respect et la camaraderie.
5 .
PROGRAMME « 3 Hommages » (6 FILMS)
Hommage à
Isaach DE BANKOLE
Battu,
de Cheik Omar CISSOKHO (Sénégal/Mali – 105 mn - 2000). Le film nous raconte
l’histoire d’un homme politique un peu trop ambitieux, qui aurait dû y réfléchir
à 2 fois, avant d’expulser les mendiants de la ville… Car, dans un pays où
faire l’aumône est une obligation divine, chacun sait qu’Allah est vital à
la bonne marche du monde…, même à celle d’un gouvernement. Alors, lorsque
les mendiants déclenchent une « guerre de la mendicité », notre
homme s’expose à une révolution politique et sociale dans le pays et manque
de sombrer dans le chaos de sa vie de famille.
The Keeper,
de Joe BREWSTER (USA – 16 mm –
sous-titré en français - 1995).
S’en fout la
mort, de
Claire DENIS (France)
Hommage à
Pascal ABIKANLOU (2 films)
Ganvié, mon
village (Bénin
– 13 mn – 1967 – 16 mm). A travers le regard attendri d’un étudiant de
retour au Bénin, la vie quotidienne dans le village lacustre de Ganvié,
construit sur pilotis.
On y circule qu’en pirogue. Outre la pêche,
ressource quasi unique des villageois, toutes les activités se déroulent sur
l’eau, depuis les jeux d’enfants, le marché, jusqu’aux danses et cérémonies.
Sous le Signe
du Vodoun,
de Pascal ABIKANLOU (Bénin – 12 mn
– 1969 – 16 mm).
Hommage à
René VAUTIER
Afrique 50
( France – 17 mn – 1950 – 16 mm/N&B). René VAUTIER, jeune Breton de
21 ans, ancien résistant décoré de la Croix de guerre à 16 ans et un des
premiers étudiants de l’IDHEC, part, caméra sur l’épaule, visiter
l’AOF. La Ligue Française de l’Enseignement lui a commandé une enquête
sur les conditions de vie dans les villages de Côte d’Ivoire, de Haute-Volta
et du Soudan français. Nous sommes en 1949 et le décret Saval de 1934 est
toujours en vigueur, qui stipule que : « Toute prise de vue dans une
colonie d’Afrique doit être soumise à l’autorisation du
lieutenant-gouverneur de la colonie concernée ». L’ancien maquisard
s’en moque. Inquiété après 10 jours de tournage, expulsé officiellement,
il s’enfuit et filme clandestinement les traces d’oppression et de répression,
des violations des (alors tout jeunes) droits de l’homme… A Paris, sa
pellicule sera saisie, il n’en récupérera que le quart pour monter « Afrique
50 ». Ce chef d’œuvre du cinéma engagé, premier film
anti-colonialiste français, vaudra à son auteur 13 inculpations et une
condamnation à 1 an de prison.
6. PROGRAMME « Compétition du documentaire béninois » (liste non exhaustive)
« Bon anniversaire, Radio Tokpa », de
Jean-Claude HELLEQUIN et Fréjus ANAGONOU
« Le feu sacré », de Jemima CATRAYE
« Si-Gueriki, le reine-mère »,
d’Idrissou MORA-KPAI
« Le
retour de la diaspora africaine », de Peco ALLADAYE
« Le Défi », de Mariette-Chantal MELE
« La Reine Hangbé », d’Arnaud ZOHOU
« La
Jeanne Calmant du Bénin », de Didier HOUSSOU
7. PROGRAMME
"Figures du Mythe"
Che Guevara, de Richard DINDO (SUISSE)
W.E.E DUBOIS, de Louis MASSIAH (USA)
Frantz FANON (ALGERIE)
8. PROGRAMME
"ATELIERS"
ATELIER SUR LES SERIES TELEVISEES AFRICAINES : Séries
africaines face aux telenovelas.
Film
introductif :
Télénovelas,
d’Alexandre VALENTI (1994 – 52 mn) ARTE.
Du
Brésil au Mexique, en passant par le Venezuela, l’industrie télévisuelle
fabrique chaque jour des heures de télénovelas,
des séries mélodramatiques qui ont pénétré la société au point d’imprégner
jusqu’à s’y confondre la réalité quotidienne. Ces télénovelas
constituent une redoutable machine à fabriquer des rêves, ainsi qu’un
extraordinaire miroir d’une bonne partie de l’inconscient collectif.
Le film est une plongée au cœur de ces « usines
à rêves ».