Né le 26 juin 1963 à Boukombé, au Bénin. Nationalité béninoise.
Père d’un enfant. Études
universitaires au Bénin. Formation
professionnelle : management de l’action culturelle, Africréation
(Lomé), Lieux Publics (Marseille), FESPACO (Ouagadougou), 1992 et 1993, diplôme
obtenu : Certificat d’Entrepreneur culturel. Formation continue : Lieux Publics - Centre National des Arts
de la Rue, Marseille - (Documentation des Arts, Arts monumentaux éphémères) ;
Fondation Cartier pour l’Art contemporain (Expositions). Dramaturgie pour
enfant (Côte d’Ivoire, puis Montréal). Plusieurs distinctions en
Afrique et ailleurs : La Star de l’année, Prix de l’Excellence du
gouvernement béninois, Mention spéciale du jury pour le Prix Afrique en Créations...
Participation à plusieurs rencontres
professionnelles internationales : Rencontre des responsables de lieux
indépendants à Lubjana en Slovénie, Premier symposium sur les littératures
africaines, à Lagos, Festival des
francophonies de Limoges, Festival du théâtre de rue d’Aurillac, CAD à
Montréal, Foire du livre de Bruxelles, Festival des musiques du monde à
Berlin, Francophonie métissée à Paris, Résidence d’écriture à Limoges,
conférencier à la Gate Foundation à Amsterdam…
Autres activités. Amateur
de cinéma, voyages, artisanat, aji (jeu traditionnel africain), Camille Amouro
exerce ou a exercé comme journaliste, enseignant, consultant. Agitateur
culturel, il contribue à organiser le milieu associatif et le développement
artistique en Afrique de l’Ouest, à travers La Médiathèque des Diasporas
qu’il a créée à Cotonou, mais également l’assistance à plusieurs événements.
Collaborateur
à plusieurs revues spécialisées et journaux dans le monde, les activités de
presses sont consacrées à la vie artistique et culturelle du Bénin et de
l’Afrique.
Bibliographie
Publication
dans Prométhée puis dans nombre d’autres revues (La Plume, Ecritures
Nouvelles, Après-demain etc.), de poèmes, articles et fragments.
Une œuvre abondante, fragmentaire et souvent collective, mais continue et centrée,
comme dans les activités de terrain (enquêtes, consultations, enseignement et
journalisme), autour de l’exil, de l’expression, de l’amour et de la mort.
Plusieurs préfaces à divers auteurs. Une vingtaine de pièces de théâtre inédites,
dont la moitié déjà créée. Quelques autres publications comme :
-
Goli, théâtre, créée en 1988 à Cotonou par Jean-Paul Badet, puis en
Côte d’Ivoire par Daniel Tindjilé ; en 1990 à Limoges par Jean-Claude Idée
et le Magasin d’Ecriture Théâtrale de Bruxelles. Editée par Lansman
(Belgique) et mise en ondes par RFI en 1991. Programme de Français dans des lycées
français (classes de seconde et troisième) en 90/91, programme de Littérature
du département de Lettres Modernes de l’université nationale du Bénin en
1997 et programme d’ateliers (Espace Go au Québec en 1988, stage AFDAS dirigé
par Jean-Claude Fall au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis) ; création
par l’Ensemble Artistique National du Bénin en 1993. Lecture au Centre
Wallonie-Bruxelles par Christine Delmotte en octobre 95. Plusieurs représentations
en Afrique et en Europe.
-
Miagbadogo, 1988, Editions Camoura, recueil de poèmes.
-‘‘Entre la résignation et
le refus, les écrivains togolais sous le régime Eyadema‘‘,
étude sur les rapports entre la création et le pouvoir politique, 1989, in Genève
Afrique, Suisse, 1991, et Research on African Literature, Ohio (USA),
1991.
-
Edouard
.j. Maunick, Hommage, Paris, L’Harmattan/C.R.I, 1992 (ouvrage
collectif).
-
« L’Univers
du Shorobitisme » (essai sur l’usage du français dans la
mystification en Afrique), in
Propos scientifique, Lomé, 1994.
-
La
Femme du président, Théâtre créé avec les patients du Centre
psychiatrique de Cotonou, mise en scène et direction de Camille Amouro. In Sud
Nord.
-‘‘Le
Crapaud de Codjo‘‘,
in La Revue Noire, 4ème
trimestre 1995, nouvelle.
-
Les Pratiques artistiques au Bénin, Cotonou, VE-Bénin, 1996.
-‘‘Humour
et développement’’,
essai, Bruxelles, Interface, 1997.
-
La
Gourgandine qui a gesticulé ici vendredi, Théâtre, mis en scène par
Hermas Gbaguidi, 1999.
-
La Communication egungun, séminaire sur « Les
Revenants », pour les étudiants en licence Histoire de l’Art de la
faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université
nationale du Bénin,
publiée en plusieurs épisodes dans Le Point au Quotidien, 1999.
-
Pistes pour le Bénin, Africultures N°31,
coordination de la rédaction et plusieurs articles, Paris, L’Harmattan, 2000.
-
Les
tomates et le jardinier,
récit pour enfants, Cotonou, Répliques Editeurs, 2003
-
Les
Pets de Pierre Casanova Le Même, Nouvelle,
in Dernières nouvelles de la Françafique, Aix en Provence, Vents
d’ailleurs, 2004.
Textes créés par
lui-même dans des ateliers de création théâtrale.
-
Les
Rescapés de l’anti-univers, écriture et mise en scène, 1988
-
Retour
aux sources, écriture et mise en scène, 1989.
-
La
Traversée, écriture et direction d’acteurs, 1990.
-
Conférence
de presse du premier ministre sur les tenants et les aboutissants de la nouvelle
démocratie, écriture, direction d’acteurs et interprétation, 1991
-
Guadalupe,
écriture et direction d’acteurs, 1993.
-
Les
Enfants de Kigali, Théâtre
d’animation par les adolescents d’un bas-fond de Cotonou. Ecriture,
formation et direction d’acteurs, 1994.
‘‘...Camille
Amouro a fondé la Médiathèque des Diasporas, installée dans le
‘‘Bas-fond’’, un terrain vague au cœur d’un bas quartier de Cotonou.
Des fresques sur les murs, deux pièces vides, pas un centime de subvention,
mais tout plein d’activités dont une revue, une compagnie de théâtre,
l’organisation du Carnaval de Jonquet, le quartier chaud de Cotonou, des échanges
avec les artistes d’autres pays africains, des expositions... Camille Amouro
écrit aussi, beaucoup et à chaud’’. (René
Solis In Libération, Paris, 1995).
‘‘Ici
encore, le lecteur est frappé par la qualité et la violence symbolique de ces
pièces’’ (Jean-Louis
Joubert In Diagonales,
N° 23 juillet-août 1992, P.17).
‘‘Les
vedettes - les vraies - sont des perles rares qui ne se ramassent pas au sein de
gens étrangers à toute éthique relevant de l’excellence. Elles sont
rarissimes, les vedettes, et pourtant on en trouve quelques unes à force de les
chercher en plein jour avec une lampe allumée. Adébah Jean-Luc Camille Amouro
est l’une de ces perles rares. (...) Modeste et humble comme ne savent plus
l’être aujourd’hui la majorité de nos hommes de culture, Amouro qui possède
un palmarès que se féliciteraient de posséder maints artistes en fin de carrière,
a de grands atouts intrinsèques (...). Il demeure indiscutablement l’un des
plus beaux fleurons de la génération montante en matière de création
artistique. C’est également l’un des plus sûrs indices de négation de la
médiocrité dans un pays où s’enlise la culture, et avec elle, l’amour de
la création dans ce domaine. ‘‘(Pr.
Félix Iroko. In Tam-Tam Express,
Cotonou, 1991).
‘‘Autre
belle surprise, Goli de Camille Adébah Amouro, actuellement en résidence d’écriture
à Limoges’’. (Achmy
Halley, in L’Humanité, Octobre
1990)
‘‘Un
spectacle qui prend à bras le corps le texte et s’investit sur une démarche
de participation du spectateur. Expérience conceptualisée par le salamè,
emprunté à la culture fon qui organise l’espace du spectacle comme la veillée
au clair de lune. Dans un contexte où l’art théâtral était synonyme de
vociférations, l’expérience de Camille Amouro apparaissait comme une démarche
d’innovation dans :
-
le style d’écriture recentré sur la poésie, la violence et le choc des
images, une succession de reflets et de séquences surréalistes ;
-
dans le spectacle qui se veut un espace d’échange et de divertissement, donc
de participation. Le décor, les costumes et la lumière sont exploités dans
leur extension et leur réelle capacité à susciter l’émotion, à recréer
la vie. (Florent
Couao Zotti, écrivain et enseignant béninois).
‘‘Jean-Luc
Camille Amouro, sous son étoffe de frêle roseau cache une combativité et une
perspicacité qui ne nous surprennent pas.’’ (Jean-Servais
Bakyono, in ID, Côte d’Ivoire,
1988).
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Aminata Dao l obusound l Rasbawa l Sophie Metinhoué l Syl Paris Kouton l Pages Perso