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Un pays en pleine croissance avec des tas d’opportunités
: le Bénin !
A 9°30 de latitude Nord et 2°15 de longitude Est, le
Bénin est situé entre le Nigeria, le Togo, le Burkina-Faso, le Niger et l’Océan
Atlantique. Sa superficie totale est de 114.763 km2. Sa topologie et son climat
varient du Sud au Nord : plaines côtières et plateaux au Sud, bénéficiant
d’un climat subéquatorial, roches montagneuses au Nord sous l’influence
d’un climat subtropical. La température varie entre 18 et 45°C. Indépendant depuis 1960, sous un régime démocratique
stable avec une alternance politique consacrée et une décentralisation
naissante, le Bénin est habité par plus de six millions et demi de personnes
travaillant essentiellement dans l’agriculture : 70% des ménages et 40% du
PIB. Autosuffisant sur le plan alimentaire, ces dernières années, le Bénin a
connu une croissance économique de + 6,7%. Grâce à une aide accrue de la
Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International et de beaucoup de puissances
Occidentales misant sur la stabilité politique et la démocratie, le Bénin a
amorcé avec succès une ouverture économique libérale. Des établissements
financiers privés se créent, des structures de microfinances aux représentations
locales de banques internationales. En plein essor, cette économie bénéficie d’un actif
essentiellement basée sur l’agriculture où elle offre encore de nombreuses
opportunités d’affaires. Ainsi, 95% de l’anacarde produite, par exemple 26 957
tonnes en 2000 sur des superficies évaluées à 20 835 ha de plantations privées
et 5 198 ha de plantations domaniales, est exportée vers l’Inde, la Chine,
Singapour et l’Indonésie ; elle a rapporté plus de 38 milliards de francs
CFA dans la période 1994-2000. La filière manioc, avec 3 026 111 tonnes en
3003, contre 489 360 tonnes en 1980, connaît un regain d’intérêt et le Bénin
occupe le 15ème rang mondial ; la commercialisation est essentiellement locale
et régionale malgré la forte demande du marché internationale due à la bonne
qualité des cossettes béninoises. Quant au coton, il bénéficie de 18 usines
d’égrenage utilisées seulement à 68% et de l’agrément au visa textile
AGOA qui permet au Bénin d’exporter des produits textiles et vestimentaires
vers les Etats-Unis sans douane ; la production qui atteint déjà 393 060
tonnes est donc appelée à augmenter. Les autres produits agricoles sur lesquels les citoyens béninois
et les investisseurs étrangers ont raison de commencer à miser sérieusement
sont : -
le palmier à huile fortement demandé par le Nigeria qui dispose
d’usine de trituration et de raffinage d’une importante capacité ; -
le riz pour lequel le Bénin dispose de 300 000 ha de terres hydromorphes
à haut rendement, et dont le déficit en consommation atteint 3 millions de
tonnes au Bénin, Burkina Faso, Togo, Niger, Ghana et Côte d’Ivoire ; -
la mangue dont la production reste faible malgré les conditions
physiques idéales et la forte demande en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique
; -
l’ananas actuellement exporté vers la Suisse sous forme séchée, ou
consommé localement en jus, connaît une demande croissante de l’ordre de 3%
annuel en Europe et la variété Cayenne lisse produite au Bénin est la plus
demandée ; -
le champignon dont la production, amorcée depuis seulement 1998,
atteint, en 2003, sept tonnes, rentables à 195%. Dans la pêche, seules les crevettes sont transformées et exportées alors que le poisson est loin de couvrir les besoins locaux, ce qui pousse à l’importation de près de 11 000 tonnes annuelles. La pêche industrielle représente à peine 6 % des captures.
Mais si l’économie du Bénin repose essentiellement sur
l’agriculture, c’est parce que les ressources naturelles, nombreuses, sont
peu exploitées. En effet, des métaux précieux (or), des matériaux de
construction (calcaire, marbre, gravier, argiles, terre de barre, sable), des
matériaux industriels (silice, kaolin, pegmatites), des fertilisants
(phosphates, tourbe), des pierres ornementales (granites, monzo-syénites,
granulites, quartzites), des métaux ferreux (fer oolithique), des
concentrations et des unités métallifères à titane, chrome, nickel,
zirconium, des zones diamantifères et les métaux du groupe de l’étain…
ont été recensés à l’issue de la cartographie géologique du Bénin. Tout ce secteur offre de grandes opportunités d’affaires,
tout comme celui de l’énergie. L’électricité connaît en effet un
accroissement annuel moyen de 6,3% depuis vingt ans. Plus de 50% de l’énergie
consommée est importée alors que la disponibilité hydrologique atteint
potentiellement 1976 Gwh/an contre une consommation actuelle de 480 Gwh/an et
une demande prévisionnelle très élevée. Conscient de ces nombreuses capacités sous-exploitées, le
gouvernement béninois a entrepris, entre autres, trois actions conjointes : -
l’amélioration des infrastructures de transport pour relayer la
performance reconnue du Port autonome de Cotonou et assumer son état de couloir
de transit entre l’Afrique francophone et l’Afrique anglophone,
entre l’Afrique occidentale e l’Afrique centrale, entre le Nigeria,
l’Océan Atlantique et les pays du Sahel, entre l’Afrique et le reste du
monde. -
la création d’une zone franche industrielle sur le site de Sèmè
Kpodji, à quinze kilomètres du port de Cotonou et une dizaine de km de la
capitale, Porto-Novo, jusqu’à la frontière du Nigeria. Désormais, les opérateurs
économiques qui craignent à la fois pour les questions de langue et de sécurité,
peuvent monter leurs projets avec des avantages fiscaux, tout en bénéficiant
de la main d’œuvre qualifiée et nombreuse des principales villes du Bénin
et des facilités de transport vers le Nigeria et, par le très concurrentiel
Port Autonome de Cotonou, vers le monde entier. -
la conception d’un plan global de développement, de plans de développement
local ainsi qu’un certain nombre de projets dans chacun des secteurs de la vie
nationale pouvant intéresser à la fois des opérateurs béninois et étrangers. |
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