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Les
débuts
L’OFFICE
NATIONAL DE CINÉMA DU DAHOMEY (ONACIDA)
« Le Discours-Programme de Politique Nouvelle d’Indépendance Nationale » du 30 Novembre 1972 fixe un certain nombre d’orientations cardinales. Il part du constat que « les sociétés africaines contemporaines vivent une situation objective de domination s’exerçant sur plusieurs plans : politique, économique et culturel. La domination culturelle d’autant plus dangereuse qu’elle est insidieuse, impose à nos peuples des modèles de comportement et des systèmes de valeur dont la fonction fondamentale est de renforcer l’emprise idéologique et économique des puissances impérialistes. Les canaux principaux par lesquels passe cette domination sont fournis par les nouvelles technologies de communication audiovisuelle et tout particulièrement le cinéma. Ainsi, la main-mise économique sur nos pays se double d’un phénomène d’aliénation idéologique dû à l’injection massive de sous-produits culturels que les publics africains sont poussés à consommer passivement. Aussi, face à cette situation de domination et d’extraversion culturelle est-il nécessaire et urgent de reposer en termes libérateurs la problématique interne du développement et du rôle que doit jouer dans cette démarche globale et multidimensionnelle la culture et plus particulièrement le cinéma. »
En dépit de cette décision du Gouvernement Militaire Révolutionnaire, le premier maillon de l’industrie cinématographique qu’est la production n’a pas été prise en compte dans la création de l’Office National de Cinéma. Cependant, devenu ″Office Béninois du Cinéma″ en 1976, du fait du changement du nom Dahomey devenu BÉNIN, l’ordonnance 76-15 du 15 Mars 1976, apportera quelques lueurs vagues.
« L’Office Béninois du Cinéma (Obeci) a pour objet : 1) La distribution des films sur l’ensemble du territoire national. 2) L’exploitation des salles du cinéma. 3) La promotion des activités directement ou individuellement rattachées au cinéma. »
C’est avec beaucoup d’intelligence et d’audace que le jeune Office exploitera ce point 3 de l’article pour coproduire et produire quelques films nationaux pendant la période révolutionnaire.
François
Sourou Okioh Cinéaste Indépendant.
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