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Les
débuts
LE CINÉMA SOUS LE RENOUVEAU DÉMOCRATIQUE
Après la privatisation de l’Obeci, en 1988, c’est un opérateur économique béninois qui est devenu le « Rédempteur » du cinéma au Bénin. Si Rivano, à travers la société Belco qui a brièvement succédé à l’Obeci, avait amené la distribution et l’exploitation cinématographique au bord du gouffre, Janvier Yahouédéou et sa société Master Soft l’ont précipitée dans le précipice avec brio. Comme Rivano, depuis des années, il s’obstine à encaisser sans payer. L’État de droit s’en conforte. Les salles se dégradent. Les salles se vident les quelques fois où il y a une activité cinématographique.
Dans le secteur de la production et de la promotion cinématographique, des efforts louables sont faits chaque jour. La Direction de la Cinématographie rattachée au Ministère chargé de la Culture, entretient laborieusement au quotidien des initiatives alternatives pouvant à terme déboucher sur une véritable structure heureuse de production, de distribution, d’exploitation et de promotion. Le code de l’Industrie cinématographique, dont le projet a été élaboré depuis 1991 continue de faire des allées et venues entre les bureaux des Institutions de la République. A quand l’adoption et la promulgation de ce code devant régir la politique cinématographique nationale ?
Sans attendre le code et les structures nationales devant régir l’exercice de la profession, des initiatives se prennent chaque jour également par des jeunes qui, par des pistes séparées, s’essayent dans les différents secteurs notamment de la réalisation et de la production grâce à l’émergence des télévisions privées et à la vidéo graphique. Pour la promotion cinématographique, des initiatives n’ont pas manqué aussi à travers des Festivals : Rencontres Cinématographiques de Cotonou, le Festival de films pour enfants (Ficeco), le Festival du film documentaire (Lagunimages), le Festival de film de Ouidah, (Quintessence), les Journées Audiovisuelles Rurales et Environnementales de Lèma (Jarel)…
Les cinéastes de la diaspora ne sont pas restés inactifs malgré la situation nationale. Jean Odoutan, tourne en moyenne un long-métrage par an, Mora-Kpaï Idrissou et N’Diaye Adéchoubou se produisent et réalisent des documentaires…
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