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Dès
l’an 1999, cette structure a accueilli en résidence la création
d’une pièce de théâtre de professionnels et de débutants venus de
Cotonou et d’amateurs résidant sur place. Cette création d’Antigone
en langue française et en langue idaaca sur le site même de la résidence
a connu un succès caractérisé entre autres par la participation de
plusieurs centaines de personnes venues du village et des villages
environnants. La
résidence des Diasporas a ensuite accueilli, dans le cadre de cette même
préfiguration, une exposition de photographie, une exposition d’arts
plastiques, une douzaine d’auteurs béninois pour dix jours de création
collective, une cinquantaine d’élèves de l’école française de
Cotonou, en séjour d’appropriation de la nature, une trentaine d’élèves
d’un lycée professionnel belge et quelques autres activités. Toute
cette activité a été organisée en deux ans sur des fonds propres ou
avec la contribution des résidents. Le
bilan de cette préfiguration et la prise de conscience des réussites,
mais également des insuffisances dans le système imposent de recentrer
l’activité sur les objectifs initiaux en lui accordant plus de présence,
plus de professionnalisme afin de démarrer l’activité effectivement en
février 2006. Les
nombreuses discussions entre le directeur de La Médiathèque des
Diasporas et le président de l’ACcD ont abouti à un accord de principe
qui confie la reprise de l’activité à Camille Amouro dont la présence
effective sur le terrain s’impose maintenant comme un gage de
permanence. De la même manière, l’ACcD lui confie, l’animation du
Complexe Oduduwa en toute autonomie et sans aucune pression extérieure. Ces
mêmes discussions ont approuvé le principe de la fragmentation de la résidence
des Diasporas en cinq fabriques de savoirs et de savoir-faire, émanation du
grand programme de l'Académie africaine, initiée par Camille Amouro,
entrepreneur culturel, directeur de La Médiathèque des Diasporas à Cotonou,
avec l’appui scientifique et militant de Huenumadji Afan, professeur de Littérature
et communicatologue de l’université de Lomé, ancien président de la
Commission de l’éducation à l’Assemblée nationale togolaise, directeur de
la revue Propos Scientifiques. Les moyens colossaux qu'exige une telle démarche, si elle se veut rigoureuse, imposent cependant de procéder par étapes et par bribes successives. Ainsi, dès février 2006, concrètement, trois des cinq fabriques seront mises en oeuvre. La préfiguration de cette relance se fera dès le 19 décembre 2005, avec l’accueil de la compagnie théâtrale française La fille du pêcheur, pour la création de Brenda Oward, une pièce sur le Bénin.
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