|
|
|
Créée
en 1993 sur initiative personnelle de Camille Amouro, La Médiathèque des
Diasporas vise l’autoréférentialité, l’intégration et l’autonomie des
peuples d’Afrique noire et de leurs diasporas. Soutenue par des universitaires
et artistes d’Afrique de l’Ouest, la structure s’est très vite positionnée
dans les échanges intellectuels et la documentation. Des expositions d’art,
des rencontres entre créateurs et journalistes (jeudis bleus) sur des problèmes
contemporains relatifs à leurs activités, des échanges périodiques d’expériences
entre universitaires (forum des diasporas), une unité documentaire de plus de
cinq mille volumes, du conseil en administration de l’art et en organisation
d’événements, une édition… constituent l’essentiel des activités régulières
de La Médiathèque des Diasporas. A ces activités, s’ajoutent d’autres spécifiques
suscitées ou organisées par des structures diverses à qui La Médiathèque
des Diasporas apporte son espace, ses conseils ou son expertise.
Initialement basée dans le bas-fond d’Akossombo, dans un quartier périphérique de Cotonou, La Médiathèque des Diasporas s’est très vite distinguée par l’intensité et la régularité de son action en direction du public cible, mais aussi en faveur des populations marginalisées (prostituées à travers le Carnaval des Diasporas, malades mentaux grâce à un atelier de théâtre, enfants du bas-fonds par l’animation d’un atelier d’expression). Ainsi, rapidement, La Médiathèque des Diasporas s’est imposée comme la première structure culturelle africaine entièrement autonome, à s’investir de manière permanente dans une activité intellectuelle régionale, mais aussi dans l’animation de proximité. En tant que telle, elle a été la première structure intellectuelle autonome d'Afrique reconnue par des structures diverses au monde, notamment celles des réseaux européens, africains et nord américains. La presse béninoise et
internationale ainsi que les milieux concernés ont été sensibles à cette
vocation. Grâce à cette double légitimité (publique et médiatique) La Médiathèque
des Diasporas s’est rendue incontournable, y compris dans le débat politique.
Ce positionnement lui a valu, après huit années de tractations et finalement
sur intervention personnelle du chef de l’État béninois, d’occuper, depuis
1998, le monument de la centrale et stratégique Place des Martyrs. En
2003 et 2004, La Médiathèque des Diasporas a connu une baisse d’activités
par suite des travaux de réfection de La Place des Martyrs, du fait des
investissements nécessaires. Il faut dire qu’en onze ans d’existence, La Médiathèque
des Diasporas n’a encore bénéficié d’aucune subvention institutionnelle.
Ses ressources sont uniquement constituées des apports personnels de son
fondateur et de quelques adhérents.
Pour la période 2005-2008, La Médiathèque des Diasporas reconduit les trois grands programmes des trois années précédentes en les renforçant par de nouveaux projets : la poursuite de la désaffectation des galeries, le renforcement de la capacité d’accueil et le programme d’échanges « Diasporas et Survivances culturelles ». Sur ce dernier programme, La Médiathèque ambitionne d’impliquer, pendant les trois ans à venir, directement, des structures et associations oeuvrant avec les Diasporas d’Amérique.
|
Technologies et artisanats locaux
La Bibliothèque Sylvain Bemba Les circuits des diasporas Les éditions des diasporas
|
|
Radio l Nouveau l Opportunités l Annuaire l Afrique l Jeux l Cuisine l Chatroom l Pages perso l Réplique africaine l La chronique de Huenumadji Afan l Au fil du temps Copyright © 2005 CASA
Concept Tous droits réservés.
|